Mardi 23 juin 2009
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J'évite le plus possible de penser à cela : après la vie, rien.
J'ai été croyante : baptisée au plus jeune âge ; élevée dans la peur du diable et de
l'enfer, à coup de messe et de leçon de catéchisme ; dans le péché, chez les soeurs ; fait ma communion solennelle et même ma confirmation mais tout ceci dans un doute croissant.
Depuis longtemps déjà je sais que je ne crois plus. Du moins je crois au rien.
Malheureusement.
J'essaie de ne plus y penser car pour moi après la vie de mes proches, de ceux que j'aime,
de mes enfants, de ma petite fille ; après leur vie donc, le néant, le vide, la non-existence. Un puit sans fond s'ouvre pour moi, la détresse m'envahit et s'est tellement horrible !
C'est pourquoi je pense que la croyance de la vie après la mort est un bienfait et un repos
pour l'esprit ; une aire de tranquilité. Bienheureux les croyants et tant pis pour moi.
Dans la vie j'essaie d'être présente le plus possible pour les autres et il faut que chaque
homme ai une vie de partage et d'amour, c'est la seule possibilité, la seule et unique chance que l'on ai pour vivre en harmonie et aider les autres hommes qui vivent dans le
même temps. Nous n'avons pas le temps, chaque jour est unique, chaque vie, chaque instant : il faut le vivre au maximum et aimer également l'autre au maximum : c'est la seule chose à
faire.
Vivre ainsi aide à oublier le néant.
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